ROI par projet
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- Intermédiaire
- IA générative
- Toujours utilisé
En bref
Le ROI par projet mesure ce qu'un projet précis a rapporté par rapport à ce qu'il a coûté, pour juger s'il valait la peine d'être mené.
Définition complète
Le ROI par projet (Return On Investment, c’est à dire retour sur investissement) mesure ce qu’un projet précis, par exemple la mise en place d’un nouveau logiciel ou le lancement d’une nouvelle offre, a rapporté à l’entreprise par rapport à ce qu’il a coûté, afin de juger si l’investissement était justifié.
Formule : ROI = (Gain généré par le projet, moins Coût du projet) / Coût du projet, x 100. Par exemple, si un projet a coûté 10 000 euros et a permis de générer 15 000 euros de gains, le ROI est de 50 % : (15 000 moins 10 000) divisé par 10 000, multiplié par 100.
Attention : certains gains d’un projet, comme un gain de temps ou une meilleure satisfaction des clients, sont plus difficiles à chiffrer précisément qu’un gain financier direct, mais ils doivent tout de même être estimés le plus honnêtement possible.
À quoi ça sert
Cette notion sert à décider si un projet mérite d’être lancé, poursuivi ou arrêté, en comparant objectivement ce qu’il coûte à ce qu’il rapporte, plutôt que de se fier uniquement à une impression.
Elle aide aussi à comparer plusieurs projets entre eux, pour choisir lesquels financer en priorité lorsque les ressources disponibles sont limitées.
Elle permet enfin de justifier une dépense auprès d’une direction, d’un comité ou d’associés, en présentant un chiffre clair plutôt qu’un argument uniquement qualitatif.
Cas d'usage typiques
– Calculer : combien un projet précis a-t-il rapporté par rapport à son coût total ? / disposer d’un chiffre objectif pour juger de sa réussite.
– Comparer : plusieurs projets envisagés, lequel présente le meilleur ROI ? / prioriser les investissements les plus rentables.
– Décider : faut-il poursuivre, ajuster ou arrêter un projet en cours selon son ROI actuel ? / éviter de s’entêter sur un projet peu rentable.
– Justifier : comment présenter la rentabilité d’un projet à une direction ou à des financeurs ? / renforcer la crédibilité d’une demande de budget.
– Estimer : comment chiffrer un gain difficile à mesurer directement, comme un gain de temps ou d’image ? / rendre le calcul du ROI plus complet et honnête.
– Surveiller : le ROI d’un projet évolue-t-il comme prévu au fil du temps ? / détecter rapidement un écart par rapport aux attentes initiales.
Ce que tu sauras faire
Savoir calculer le ROI d'un projet précis et l'utiliser pour décider s'il faut le lancer, le poursuivre ou l'arrêter.
Mises en situation
Situation 1 : une entreprise qui hésite à investir dans un nouveau logiciel
Contexte : Une entreprise envisage d’acheter un logiciel de gestion coûtant 8 000 euros, censé faire gagner du temps à ses équipes administratives.
Application : La direction estime le gain de temps en euros, en évaluant les heures économisées chaque mois, puis calcule le ROI attendu sur un an avant de valider ou non l’achat.
Résultat attendu : Le calcul montre un ROI positif sur l’année, ce qui rassure la direction et justifie l’investissement dans le nouveau logiciel.
Situation 2 : un projet qui coûte plus cher que prévu
Contexte : Un projet de rénovation de site internet, initialement estimé à 5 000 euros, finit par coûter 9 000 euros en raison d’imprévus techniques.
Application : L’entreprise recalcule le ROI réel du projet avec ce coût final, en le comparant aux gains effectivement observés depuis la mise en ligne du nouveau site.
Résultat attendu : Le ROI recalculé, plus faible que prévu initialement, permet à l’entreprise de tirer des enseignements pour mieux estimer les coûts de ses futurs projets.
Situation 3 : une association qui doit choisir entre deux projets
Contexte : Une association dispose d’un budget limité et hésite entre financer un nouveau site internet ou une campagne de communication locale.
Application : Elle estime le coût et les bénéfices attendus de chaque projet, comme le nombre de nouveaux adhérents espérés, puis compare leur ROI respectif.
Résultat attendu : L’association choisit le projet au ROI estimé le plus favorable, tout en restant consciente que ces estimations comportent une part d’incertitude.
Application guidée : calculer le ROI d’un projet marketing
Contexte : Une entreprise a dépensé 4 000 euros dans une campagne publicitaire qui a généré 6 000 euros de ventes supplémentaires directement attribuables à cette campagne.
Question : Quel est le ROI de cette campagne ?
Résultat attendu : Le ROI est de 50 %, soit (6 000 moins 4 000) divisé par 4 000, multiplié par 100, ce qui signifie que chaque euro investi dans la campagne a rapporté 1,50 euro de vente, un résultat positif qui peut justifier de reconduire ce type de campagne.
Application guidée : comparer deux projets selon leur ROI
Contexte : Le projet A coûte 5 000 euros et rapporte 6 500 euros de gains. Le projet B coûte 2 000 euros et rapporte 3 200 euros de gains.
Question : Quel projet présente le meilleur ROI, et lequel privilégier avec un budget limité ?
Résultat attendu : Le projet A a un ROI de 30 % (1 500 divisé par 5 000, multiplié par 100), tandis que le projet B a un ROI de 60 % (1 200 divisé par 2 000, multiplié par 100) : malgré un gain en euros plus faible, le projet B est proportionnellement plus rentable et peut être privilégié si le budget disponible est limité.
Pour bien le retenir
L'analogie
Si vous achetez une machine à café pour votre bureau, le coût de la machine est l’investissement. Si, grâce à cette machine, vos employés sont plus heureux et productifs, et qu’ils ne sortent plus acheter leur café à l’extérieur, vous économisez du temps et de l’argent. Le ROI mesure si ces économies justifient réellement le prix payé pour la machine.
« Ce que le projet a coûté, comparé à ce qu'il a vraiment rapporté. »
Pièges à éviter
À ne pas confondre avec
Une confusion fréquente consiste à ne compter que les gains financiers directs d'un projet, en oubliant des gains plus difficiles à chiffrer, comme le temps économisé ou l'amélioration de l'image de l'entreprise, ce qui peut sous-estimer la vraie rentabilité du projet.
Une autre erreur est de calculer un ROI trop tôt, avant que les effets du projet n'aient eu le temps de se faire pleinement sentir, ce qui donne une image incomplète de sa rentabilité réelle.
Enfin, certains oublient d'inclure tous les coûts réels d'un projet, comme le temps passé par les équipes internes, en ne comptant que les dépenses externes facturées.
Évolution historique
Apparition : Notion ancienne en gestion financière, généralisée à la gestion de projet à partir des années 1990 à 2000
Quels changements depuis l’arrivée de l’IA ?
Avant
Estimer précisément les coûts et les gains d’un projet demandait souvent un travail manuel long, en rassemblant des données issues de plusieurs services différents.
Aujourd’hui
Des outils d’intelligence artificielle peuvent aider à collecter et croiser automatiquement les données de coûts et de gains issues de plusieurs sources, ce qui facilite et accélère le calcul du ROI, même si l’estimation des gains les plus qualitatifs reste un exercice de jugement humain.
Évolution historique
Avant les années 1990 : le calcul du retour sur investissement existe surtout en finance d’entreprise, pour juger de gros investissements matériels.
Années 1990 à 2000 : le ROI se généralise à la gestion de projet dans de nombreux secteurs, y compris pour des projets informatiques ou marketing.
Années 2010 : le calcul du ROI par projet devient un réflexe courant dans les entreprises de toute taille, avant de valider un nouvel investissement.
Aujourd’hui : les outils numériques facilitent la collecte des données nécessaires à ce calcul, ce qui le rend accessible même aux petites structures.
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