Interaction

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  • Transversal
  • Toujours utilisé

En bref

Une interaction est toute action par laquelle une personne réagit à un contenu ou à un message : commentaire, partage, réponse ou like.

Définition complète

Une interaction est une action par laquelle une personne réagit à un contenu ou à un message : un commentaire, un partage, une mention « j’aime », une réponse à un message ou une question posée. Elle traduit un engagement plus ou moins fort de la part de la personne qui interagit.

Par exemple, quand un client répond à une publication d’un restaurant en posant une question sur les horaires, cette réponse constitue une interaction, différente d’un simple « j’aime » qui demande moins d’implication.

Attention : toutes les interactions n’ont pas la même valeur. Un commentaire argumenté ou une question demandent en général davantage d’implication qu’un simple clic sur un bouton « j’aime ».

À quoi ça sert

L’interaction permet de mesurer si un contenu ou un message intéresse réellement une audience, au-delà du simple nombre de personnes qui l’ont vu.

Elle aide aussi à entretenir une relation : répondre à une interaction montre à la personne, et à ceux qui observent, qu’il y a un véritable interlocuteur derrière la communication.

Enfin, elle donne des indices précieux sur ce qui plaît ou déplaît à une audience, utiles pour ajuster les prochains contenus ou messages.

Cas d'usage typiques

– Répondre : à un commentaire laissé sous une publication professionnelle ? / montrer qu’un véritable interlocuteur est à l’écoute.
– Mesurer : le nombre et la qualité des interactions sur plusieurs publications ? / identifier les contenus qui intéressent vraiment l’audience.
– Encourager : les interactions par une question posée en fin de publication ? / augmenter l’engagement autour d’un contenu.
– Distinguer : une interaction superficielle d’une interaction engagée ? / mieux évaluer l’intérêt réel porté à un message.
– Analyser : les interactions négatives ou les critiques reçues ? / transformer un mécontentement en amélioration concrète.

Ce que tu sauras faire

Analyser les interactions reçues sur un contenu pour distinguer un intérêt superficiel d'un engagement réel, et y répondre de façon appropriée.

Mises en situation

Situation 1 : un restaurant qui répond à une question en commentaire

Contexte : Un client demande en commentaire les horaires d’ouverture d’un restaurant un jour férié.

Application : Le restaurant répond rapidement et publiquement à cette interaction.

Résultat attendu : D’autres personnes voient la réponse et n’ont pas besoin de poser la même question, ce qui fait gagner du temps à tout le monde.

Situation 2 : une marque qui encourage l’interaction

Contexte : Une marque souhaite mieux connaître les préférences de son audience avant de lancer un nouveau produit.

Application : Elle publie une question directe, invitant les abonnés à commenter leur préférence entre deux options.

Résultat attendu : Le nombre de commentaires augmente fortement, donnant à la marque des indications concrètes sur les attentes de son audience.

Situation 3 : une entreprise qui ignore les interactions négatives

Contexte : Une entreprise reçoit plusieurs commentaires critiques sur la qualité d’un service, mais ne répond à aucun.

Application : D’autres clients potentiels voient ces critiques sans réponse et hésitent à faire confiance à l’entreprise.

Résultat attendu : En commençant à répondre systématiquement, même aux critiques, l’entreprise montre qu’elle prend les remarques au sérieux, ce qui rassure les nouveaux visiteurs.

Application guidée : comparer deux publications

Contexte : Une publication touche 5 000 personnes et reçoit 10 interactions. Une autre publication touche 1 000 personnes et reçoit 80 interactions.

Question : Quelle publication a le meilleur taux d’engagement ?

Résultat attendu : La seconde publication a un taux d’engagement bien supérieur (8 % contre 0,2 %) : le nombre de personnes touchées ne suffit pas à juger la qualité d’un contenu, il faut aussi regarder les interactions qu’il génère.

Application guidée : qualifier le type d’interaction

Contexte : Sous une même publication, une entreprise compte 100 « j’aime », 5 partages et 12 commentaires détaillés posant des questions précises sur le produit.

Question : Quelles interactions méritent le plus d’attention de la part de l’entreprise ?

Résultat attendu : Les 12 commentaires détaillés méritent une réponse prioritaire, car ils traduisent un intérêt fort et une intention potentielle d’achat, contrairement aux « j’aime » qui demandent peu d’implication de la part de l’utilisateur.

Pour bien le retenir

L'analogie

Une interaction, c’est comme une réponse dans une conversation : un simple hochement de tête compte, mais une vraie question ou une remarque montre un intérêt bien plus fort pour ce qui a été dit.

« Une interaction, c'est une réponse dans une conversation : toutes ne se valent pas. »

Pièges à éviter

À ne pas confondre avec

On confond souvent interaction et audience : un contenu peut être vu par beaucoup de personnes sans générer beaucoup d'interactions, ce qui ne veut pas dire qu'il est mauvais, mais qu'il n'appelle pas forcément à réagir.

Une autre erreur consiste à considérer toutes les interactions comme équivalentes : un « j'aime » rapide et un commentaire détaillé n'ont pas la même valeur pour comprendre une audience.

Évolution historique

Apparition : Le terme se généralise avec l'essor des réseaux sociaux dans les années 2000-2010

Quels changements depuis l’arrivée de l’IA ?

Avant

Les interactions étaient comptées et analysées manuellement, ou avec des outils de statistiques assez simples.

Aujourd’hui

Des outils d’intelligence artificielle peuvent analyser automatiquement le ton des commentaires, détecter les interactions négatives à traiter en priorité et suggérer des réponses adaptées.

Évolution historique

Années 2000 : les premiers forums et blogs permettent déjà des formes simples d’interaction entre internautes.

Fin des années 2000 : les réseaux sociaux généralisent les boutons « j’aime », de commentaire et de partage.

Années 2010 : les entreprises intègrent la gestion des interactions comme une mission à part entière du community management.

Années 2020 : l’analyse assistée par intelligence artificielle facilite le traitement d’un grand volume d’interactions.